EVOLUTION TOUR : Tchequie, Slovaquie et Hongrie March 25, 2009
Les jours suivent et ne se ressemblent guère.
Le 12 mars, je me lève un peu grincheux à cause de cette satanée pluie. Pourtant je devrais être content : c'est mon anniversaire. La journée est consacré au travail et à checker mes prochaines destinations. Le soir arrivant, nous festoyons avec allégresse ce jour nouveau. Mince, une année de plus sur mon visage. Pas de problème, nous finissons avec Barcha (Barbara) la nuit autour de verres de vin. Même pas mal !
Le 12 mars, je me lève un peu grincheux à cause de cette satanée pluie. Pourtant je devrais être content : c'est mon anniversaire. La journée est consacré au travail et à checker mes prochaines destinations. Le soir arrivant, nous festoyons avec allégresse ce jour nouveau. Mince, une année de plus sur mon visage. Pas de problème, nous finissons avec Barcha (Barbara) la nuit autour de verres de vin. Même pas mal !
Nous décidons après une accalmie de giboulées de mars de retourner à Petrohrad, accompagné de Stenda. L'échauffement est vite coupé pour tenter des 6b.
Mais
malheureusement, la technique n'est pas au rendez-vous et j'utilise la
puissance physique. C'est comme cela que je me suis pris des buts dans
certains bloc et notamment pour le dernier à la frontale. Ce n'est pas
mon style de grimpe à serrer des arquées et bizarrement j'arrive à
m'exprimer. Peut être que les séance de mur commencent à faire effet.
Hopefully !
Passons
à la conférence de lundi à Scmichoff. Stenda réussit à me trouver une
interprète car tous les tchèques ne parlent pas anglais : même les
jeunes. Nous arrivons à la salle et nous nous installons. A 18h, je
mets les chaussons, enfiles mon baudrier et venga. C'est assez
"jouissif" de contrer les regards des autres grimpeurs, intrigués par
mon ascension sur le mur. A 19h, je prends la petite douche et mets mon
beau tee-shirt japonais. Stenda et mon interprete sont prêts et je
commence la lecture. Sauf que le hic est que la salle est remplie de
grimpeurs qui, visiblement, continuaient la varappe alors que je
réalisais la conférence. Ce moment m'a terriblement déstabilisé et je
zappais des points essentiels de mon programme. Stenda fût presque
anéanti du comportement des grimpeurs. En résumé, c'est comme si je
n'existais pas.
Le lendemain, nous allons à Brno pour participer à une conférence de presse organisée par les journalistes sportifs de la ville. Stenda n'eut pas besoin de faire le forcing pour que j'y assiste. Même si je n'ai rien compris toute la séance ; néanmoins ma présence n'a laissé personne indifférent. Well done !
Ensuite, je suis de près en voiture maman Ondra.
Nous récupérons le mutant de la discipline dans ses quartiers. Visiblement, Adam est content de me retrouver et de partager des instants seul à seul sans la cohue des grimpeurs et journalistes qui gravissent autour de ce phénomène. Nous profitons du trajet vers la falaise à 20 mn de son hôte pour échanger nos impressions sur nos pratique différentes mais aussi complètement similaire.
Adam est un très grand sportif professionnel et pourtant il n'a que 16ans. De l'après-midi et soirée de cette journée, nous nous rendons compte que nous avons des affinités et pourtant j'ai le double de son âge. Comme quoi, on se fait toujours des fausses idées sur les gens et les rencontres sont là pour contredire ces états.
Donc, poursuivons l'historique.
Nous nous dirigeons vers la falaise dite et Adam me mets toutes les voies. Sauf que les 6a à l'échauffement sont sévères avec un pas de bloc d'entrée de jeu. C'était rigolo car je ne faisais même pas le pas d'entrée et Eva poussait mes nouveaux 62kg pour rester coller à la falaise.
Travail d'un 6b
Et oui, le voyage me fait perdre des kilos et cela affûte mon corps tordu. A un moment, c'était le monde à l'envers car Adam se met à essayer un 8a bloc pendant que je saucissonnais sur la corde pour tenter l'enchaînement d'un 6b. Heureusement, la nuit vient à mon secours et continuons nos discussions sur les projets du bonhomme. Visiblement, son prochain projet est très dur et s'approcherait des 9a voir plus. Direction, un restaurant pour manger une bonne soupe mexicaine sous les regards inquiets et effrayés des villageois présents dans le bar. C'est encore énervant pour moi de ressentir des vieilles émotions liées à mon passé d' サhandicapé サ. J'aimerais ne pas me sentir agresser avec cela et c'est aussi mon objectif lié à ce voyage. Les mentalités vis à vis du handicap ne sont pas les même dans tous les pays. Cependant, je commence à comprendre pourquoi les gens me regardent. Je dirais tout simplement que j'impressionne avec mon visage et non pas de mes mains ou de mon physique. Sans doute que je viens de comprendre que j'ai peut être trop focaliser mon attention sur ce problème mineur qu'est mon handicap. Je ne suis pas le premier à plaindre. Bref, encore une clef trouvée.
La transition est toute faite à propos de la soirée avec la famille Ondra et nos hôtes du soir, la famille Volf. Adam était intéressé de connaître mon parcours ; il a bien visionné et écouté mes propos. Notre rencontre est bénéfique. Nous avons l'ancienne génération (32ans) et la nouvelle génération (16 ans) qui se rencontre. Adam est aussi un homme qui écoute et qui reste discret alors pourquoi ne pas rencontrer un bonhomme tordu comme moi ?
La conclusion est toute faite de cet échange de deux identités différentes et complémentaire.
Le 1endemain, je me rends à Ostrava pour rencontrer beaucoup de personnes. Première étape dans un hôtel distingué (imagine la barbu dedans), où je rencontre Mme Olga Rosenbergerova,directrice de l’association Trigon qui s'occupe de l'insertion de personnes à mobilité réduite au travail. Un café et une bonne discussion plus tard, c'est au tour de l'ambassade Française qui me reçoit. Je suis bien sûr accompagné de Viera, mon interprète qui traduit parfaitement mes propos (je crois). Ce fut étrange quand je suis arrivé car il y avait 3 journalistes qui mitraillaient comme au Paint-Ball. Je fus étonné de l'accueil chaleureux pour la simple bonne raison que la mairie d'Ostrava consacre beaucoup d'énergie aux personnes handies. Et c'est réjouissant tout de même dans un pays où l'apparence commence à jouer des tours aux Tcheques et notamment pour des mecs comme moi. Mis à part, je suis fier de cet entretien car ce n'est pas tous les jours que je rencontre des ambassadeurs et aussi c'est un peu comme une récompense pour ces années de travail fourni.
Mais la route est encore longue...
Rencontre avec le maire de la ville.
Visite de la tour panoramique avec Viera et un membre de l'association Trigon...beaucoup de vent
Ensuite, la prochaine destination est une école "Zdenka Matejcka" où les handies sont dans les même classe que les valides ; à moins que ce soit l'inverse. J'ai un cd mais pour l'instant je ne sais si j'ai l'autorisation pour encoder.
Toutes
ces visites ont été fructueuses car je suis invité à organiser un
Handi-Grimpe à Bratislava en collaboration avec la mairie.
La
journée fut bien remplie et je décide de checker internet pas très loin
de la mairie jusqu'à je retourne 1h plus tard de mes travaux. Devinez
quoi ? Des petits malins ont fracassé ma vitre pour y prendre mon GPS
et un sac de souvenirs que m'avait donné l'ambassadeur avec également
ma caméra où était filmé la journée notamment celle avec Adam. Dommage
! et celle. Il fallait bien que cela arrive à un moment mais pas
maintenant. Le budget n'est pas à rallonge puisque je finance avec mes
propres moyens ce tour. Alors, pas content le Petitou ! Heureusement,
deux jeunes étudiants m'aident à trouver un magasin ouvert après 19h
pour tenter d'acheter un nouveau GPS. Ouf mission accomplie, je peux me
rendre à Bratislava (Slovaquie) où j'ai rendez-vous à l'ambassade pour
une conférence devant des sportifs handis et autres associations.
C'était superbe et je me suis bien décontracté sur la fin.
Discours de l'ambassadeur
Photo et interview en compagnie de sportifs handis
Encore une jolie interprete, le reporter Peteir "Ikkia", Lakdar Boujenak.
Ensuite, toute l'après-midi, je fus suivi par la télévision slovaque
(genre TF...) pour un portrait que vous pouvez visionner ! Cliquez sur
19 mars 2003 et après cliquez sur " Neuveriteľný optimizmus ". C'est
marrant d'entendre une traduction en slovaque.
Pour le reste, je me suis rendu avec Tomaso dans une salle de pan où j'ai ensuite diner en compagnie d'agréables slovaques (hihihiiiiihi) et d'admirateurs et admiratrices. Cela fait bizzare mais aussi très agréable d'être supporter de cette manière. Faut dire tout de même que les forts grimpeurs ne vont pas beaucoup dans les pays de l'est. On me pose souvent la question et à chaque fois ,je ne peux répondre.
Pour le reste, je me suis rendu avec Tomaso dans une salle de pan où j'ai ensuite diner en compagnie d'agréables slovaques (hihihiiiiihi) et d'admirateurs et admiratrices. Cela fait bizzare mais aussi très agréable d'être supporter de cette manière. Faut dire tout de même que les forts grimpeurs ne vont pas beaucoup dans les pays de l'est. On me pose souvent la question et à chaque fois ,je ne peux répondre.
en compagnie de Tomao
les compagnons de soirée
Après une jolie rencontre d'une admiratrice, le temps est venu de faire dodo.
Le lendemain, enfin, une vie ? normale ? où je grimpouille sur les petits (petits) blocs juste à côté de la ville et profite enfin du soleil. Yes ! Comme chaque séance de bloc, nous allons au bar à la mode qui est composé pratiquement que de grimpeurs acharnés. J'ouvre la porte et tout le monde semble me reconnaître. Tant mieux comme cela car je peux discuter avec toutes les bombes féminines et ainsi je faisais mon choix. Non, je plaisante (pas tant que cela) !
Escalade à Pajtsum
Je le fais à la texto : escalade en falaise - soleil – trop bien- conférence – invitation au VMFF le 24 Avril (Vancouver Mountain Festival Film) - bière- fête- dodo- brossage de dents – déjeuner – contrôle police – passeport ministériel – tourista – manger – dodo- climbing.
Je reprends le texte normalement..
Nous sommes le mercredi 25 mars. La veille, je suis reçu par l'ambassadeur René Roudaud à l'Institut Français où m'attendent pas moins de 100 élèves. Grosse pression car l'auditoire est plus qu'intéressé et ça m'impressionne à chaque fois que le silence s'installe quand la projection du film se termine. De plus, en guise de préambule, Mr Roudaud parlait avec son coeur en oubliant son titre et me glisse à l'oreille une invitation pour dormir chez lui. Ouah, surprise ! Une heure plus tard, je déjeune avec les conseillers de l'ambassade et bien sûr à mon habitude, je tutoies tout le monde et plaisante gentiment pour ne pas tomber dans ce clichés de hiérarchie (ça sauve l'esprit). Par ailleurs, avec mes habits presque propres, je parais vraiment comme un clochard à côtés de tous ces costards. Je profite à mort et n'hésite pas à prendre le repas chère (hihihiii). L'heure tourne et nous faisons escale dans un centre commercial pour acheter une nouvelle caméra après le vol d' Ostrava. Arrivé dans le commerce, des blaireaux qui se croient malins m'insultent ouvertement et me montrent leurs majeurs. Welcome 10 ans en arrière !
A 17h, j'ai rendez-vous dans un complexe sportif pour une projection de film et interview pour une fédération équivalente au ? Handisport ?. A peine fini la séance qu'un gars me demande à essayer l'escalade. Heuu, si j'en parle, c'est qu'il est handi. Ensuite, je tombe sur le cul en rencontrant un petit gars (plus petit que moi) qui s'entraine à la vitesse et qui a un handicap léger à la main. Pas si léger que cela puisque d'après ce que j'ai compris (avec son anglais) ; on lui a coupé les orteilles des pieds pour les mettre à la place des doigts manquants à sa main. Glups ! En tout cas, j'ai enfin trouvé ce que je cherchais dans ce voyage : des grimpeurs handis. J'espère pouvoir vous proposer une interview de ce fameux bonhomme. La journée se termine et nous nous rendons dans un restaurant assez typique et puis direction la maison de l'ambassadeur où m'attendent quelques ambassadeurs des Pays-Bas et du Canada.
A ma gauche l'Ambassadeur Rene Roudaud et sa femme, à ma droite l'ambassadeur du Canada et extrème l'ambassadeur des Pays-Bas
J'ai l'impression d'être dans un sketch (où est la caméra cachée) quand le major d'homme prend mes affaires pour les monter dans la chambre ministérielle où tous les ministres internationaux dorment. Manque plus que la masseuse et c'est parfait. En tout cas, la communication avec René Roudaud et sa femme fut totalement naturelle puisque nous veillons très tard avec du bon vin français.
Voilà, ma chambre est plus grande que mon appartement et la baignoire ne résista pas à mes assauts. Yes, j'ai mes quartiers pour quelques jours.
A+ les grooves




c'est le moment de te raser de près...sinon change rien t'es au top. merci
Effectivement elle a l'air pas mal cette petite chambre ca clac!
je voulais savoir si tu avais quelques petites photos de ma face et de celle de guigui au mellobloco si t'as deux minutes je veux bien que tu me les envoies merci d'avance bon vent
Some Photos of you from Petrohrad with a small german article http://kletterszene.com/allgemeines...